Les vendanges au Domaine du Ry d'Argent : manuelles et bénévoles

Au Domaine du Ry d'Argent la cueillette se fait de façon chirurgicale. Les 5 hectares du vignoble namurois sont vendangés à la main, par des bénévoles. « La vendange mécanique est tout à fait possible mais très sincèrement, la qualité de la vendange à la main est inégalable. »

Le Ry d'Argent entre les mains des vendangeurs

Les vendanges ont commencé un peu partout, ce week-end. À Bovesse, le domaine Ry d'Argent a eu droit à sa cueillette chirurgicale.

Albert JALLET

Entre le vin et le lait, il a choisi. La grappe de la vigne à la place du pis de la vache. Hier, c'était le début des vendanges au domaine du Ry d'Argent, à Bovesse.

Aux commandes : Jean-François Baele. À bientôt 27 ans, c'est lui qui a initié la reconversion partielle de l'exploitation familiale. Les premiers pieds de vigne, il les a plantés en 2005. Maintenant, le domaine s'étend sur 5ha. Samedi et dimanche, comme dans la plupart des vignobles de la région, on a entamé les vendanges. Priorité au blanc. Pour le rouge, ce sera dans 15 jours.

Les amis des amis sont là, sécateur en main, ils s'attaquent à ces superbes petites grappes. Nombreuses, cachées à l'ombre des feuilles, la tâche n'est pas facile. Patience et dextérité sont indispensables. Pour ceux qui ne le sont pas, attention les doigts. Certains se reconnaîtront...

Jean-François Baele : « Ici, c'est vraiment de la chirurgie. Pour le rouge, ce sera nettement plus facile. Les grappes sont plus grosses, plus visibles. » Ceux qui veulent ménager leur monture travaillent avec méthode. Comment ? En s'asseyant sur un bac. Histoire de ne pas se casser le dos ou les genoux. Mais l'objectif est toujours le même : remplir le seau qui lui, remplira un plus grand bac. Bac récolté par le petit tracteur qui passe entre les lignes.

Jean-François Baele est aux commandes du tracteur. Ce qui fait « ricaner » certains vendangeurs : « Eh, on voit bien qui est le patron ! » Bon enfant. Toutes les personnes présentes sont volontaires et bénévoles. « C'est l'attrait de la vigne. Les gens viennent en famille, entre amis. Ils sont contents d'être là. »

À midi, on offre la soupe, la baguette et le vin maison. Et pas question de s'endormir dans la vigne l'après-midi. Ça ne traîne pas. « On a encore cette chance. Quand je vois mon collègue avec la cueillette des fruits, pas question de bénévolat. »

C'est ça la magie du vin. Pour combien de temps encore ? Nul ne le sait. Mais Jean-François Baele a tout prévu : « La vendange mécanique est tout à fait possible mais très sincèrement, la qualité de la vendange à la main est inégalable. »

Pour cette année, pas de problème de main-d'œuvre. Les troupes sont nombreuses et volontaires. Samedi, ils étaient une trentaine. Dimanche, un peu moins mais il n'y avait que deux lignes au programme. et pour le rouge (26 et 27 septembre 2009) : « On sera une bonne soixantaine. »

Lien vers la source : Vers l'Avenir - Actu24.be - 14 septembre 2009